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  Entreprises et collectivités

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  • Qu’est ce qu’un travailleur handicapé ?
  • Votre entreprise est-elle assujettie à l’obligation d’emploi ?
  • Les différentes modalités d’embauche d’un travailleur handicapé :
    - Les contrats de droit commun
    - Contrat de professionnalisation
    - Contrat d'accompagnement dans l'emploi
    - Les contrats en alternance 
  • Les autres possibilités d’offrir du travail aux personnes handicapées :
    - Les stages de formation
    - Sous-traiter avec les établissements de travail protégé
    - Employer des personnes handicapées détachées de leur établissement
  • Les aides dont l’entreprise peut bénéficier :
    - Les abattements de salaire
    - Les aides de l’AGEFIPH
  • Recruter une personne handicapée mentale :
    - Quel accueil ?
    - Quels types de postes ?
    - Quels aménagements et aides techniques ?
    - Quels accompagnements ?
  • Où s’adresser ? :
    - Pour embaucher une personne handicapée
    - Pour rechercher des stagiaires
  • Recruter une personne handicapée mentale : questions /réponses

  • Quels types de postes ?

    Il n'existe pas de postes spécifiques, ni de secteur d'activités particulier.

    La personne handicapée mentale aura un rendement normal à un poste adapté à ses capacités. Un poste adapté signifie que les tâches ne doivent pas comporter trop d'exigences en terme d'autonomie et de performance.
    Pour un travailleur handicapé mental, adapter ou accessibiliser signifie restreindre la complexité, clarifier, prévoir une cadence d'exécution pour la personne, « cadrer » les horaires afin de donner au travailleur handicapé les repères temporels dont il a besoin.

    Les entreprises mentionnent avoir des difficultés à trouver des postes qu'elles jugent convenir à des personnes handicapées mentales. Or, le travailleur handicapé mental s'adapte tout simplement à des postes peu exigeants où le nombre d'informations à traiter sera faible et où les réponses s'avéreront stéréotypées.

    La personne handicapée mentale, en raison de la nature même de son handicap, de sa lenteur d'idéation (lenteur dans la formation et l'enchaînement des idées) et de son incompréhension de l'abstrait, effectue des tâches d'exécution à complexité variable.

    De manière fort générale, elle sait peu prévoir, s'organise mal seule. Elle a besoin d'explications précises, répétées ainsi que d'un référent à qui s'adresser en cas de problème.

    Toutes les personnes handicapées mentales n'ont pas la même capacité à fournir un travail de qualité.

    Il faut donc prendre en compte, en fonction des personnes, la lenteur d'exécution, la fatigabilité, les difficultés d'expression et de compréhension. Dans tous les cas, il convient de favoriser l'autonomie des personnes handicapées mentales, lorsque cela est possible, de même que leurs initiatives, les responsabiliser dans leurs tâches.

    Au préalable, une évaluation est indispensable pour chaque travailleur handicapé mental. Elle a souvent été effectuée en amont du recrutement.
    Elle comporte au minimum trois dimensions :

    » médicale : elle recouvre les limitations fonctionnelles de la personne. Cependant, cette médicalisation insiste parfois sur les causes du handicap et non pas sur les conséquences pour le travail. De plus, les aspects négatifs de certains comportements des travailleurs handicapés mentaux sont mis en avant, alors que ces attitudes renvoient la plupart du temps à des blocages de la communication ;
    » psychologique : aptitude et personnalité ; cette dimension apparaît essentielle pour l'insertion dans le groupe de travail ;
    » aptitudes et capacités professionnelles permettent de cerner l'adéquation entre le poste proposé et le travailleur handicapé mental.

    En amont, l'entreprise prend en compte un certain nombre de facteurs spécifiques au travailleur handicapé mental bloquant parfois la décision d'embauche, en particulier :
    - la lenteur d'adaptation : or, le travailleur handicapé est capable de s'adapter, mais il faut prendre le temps de lui expliquer longuement et précisément ses différentes tâches. Il faut l'adapter à un rythme précis avec des horaires définis et, surtout, ne pas introduire de changements sans préparation.
    - les licenciements : l'entreprise craint de ne pas pouvoir licencier une personne handicapée qui ne fait pas l'affaire. Or, le travailleur handicapé mental salarié en entreprise relève du droit du travail au même titre que les autres travailleurs.

    Afin d'éviter les procédures de licenciement, les personnes effectuent généralement des stages ou un contrat à durée déterminée, afin de convaincre l'entreprise de l'adéquation entre le poste et le travailleur handicapé mental.

    En cas d'échec, la personne handicapée mentale peut regagner le secteur du travail protégé sans aucune difficulté pour celles qui en sont issues.
    L'entreprise peut également mettre en place des aménagements et des accompagnements professionnels et sociaux.

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