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Qu’est ce qu’un travailleur handicapé ?
Votre entreprise est-elle assujettie à l’obligation d’emploi ?
Les différentes modalités d’embauche d’un travailleur handicapé :
- Les contrats de droit commun
- Contrat de professionnalisation
- Contrat d'accompagnement dans l'emploi
- Les contrats en alternance
Les autres possibilités d’offrir du travail aux personnes handicapées :
- Les stages de formation
- Sous-traiter avec les établissements de travail protégé
- Employer des personnes handicapées détachées de leur établissement
Les aides dont l’entreprise peut bénéficier :
- Les abattements de salaire
- Les aides de l’AGEFIPH
Recruter une personne handicapée mentale :
- Quel accueil ?
- Quels types de postes ?
- Quels aménagements et aides techniques ?
- Quels accompagnements ?
Où s’adresser ? :
- Pour embaucher une personne handicapée
- Pour rechercher des stagiaires
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Les autres possibilités d'offrir du travail aux personnes handicapées
Les stages de formation
A l'exception des personnes dont le handicap n'est pas compatible avec un emploi, les jeunes scolarisés en IMPro (Instituts Médico-Professionnels)2 bénéficient d'un projet individuel qui comprend un volet professionnel. Ce projet a été élaboré par l'équipe de l'établissement en concertation avec le jeune en tenant compte de ses souhaits, de ses désirs et de ses capacités. Le volet professionnel permet d'utiliser les ressources extérieures, d'où l'ouverture sur les stages en entreprise, de plus en plus utilisés.
En général, les stages sont gradués en trois catégories :
- les stages de découverte qui permettent au jeune de s'immerger dans le milieu de travail, d'une durée brève, en général une semaine,
- les stages d'approfondissement de deux à quatre semaines qui se pratiquent dans le secteur d'activité où le jeune veut travailler par la suite,
- les stages préparant à l'embauche pouvant aller jusqu'à six mois, ils préparent le jeune à exercer un emploi précis dans l'entreprise.
Ces stages sont élaborés avec le jeune par l'éducateur technique de la structure. Ils sont formalisés par le biais d'un contrat de stage avec l'entreprise. Tout au long de son stage, un éducateur est chargé de l'accompagnement du jeune. Ce professionnel peut être saisi à tout moment par l'employeur si une difficulté survient. A la fin de chaque stage, un bilan complet est effectué. Il en ressort des repères précis sur les acquis et les capacités du jeune. Cette forme d'alternance a montré son efficacité pour les personnes en situation de handicap mental. Elle favorise à la fois le développement des compétences sociales et professionnelles.
Afin de trouver des entreprises d'accueil, un chargé d'insertion ou un éducateur de service de suite rattaché à l'établissement de formation prospecte les entreprises locales pour constituer un réseau. Ce professionnel met en oeuvre le travail de préparation à l'accueil et le suivi des stagiaires.
» Quelques exemples de stages3
- En Franche-Comté, Alain a suivi à l'IMPro une formation alternée en bâtiment. Il a effectué plusieurs stages chez un artisan local. Ce qui lui a permis de compléter ses acquisitions et surtout de développer son autonomie. Il a bénéficié tout au long de son stage du soutien du service d'accompagnement du département. Il a finalement été embauché en contrat à durée indéterminée chez l'artisan qui l'a pris en stage.
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- En Pays de Loire, Sonia a suivi une formation de piqueuse en confection à l'IMPro. Un stage d'insertion a été mis en place par son établissement dans une entreprise locale. Ce stage a permis à la jeune femme de se familiariser avec le milieu ordinaire et de se rendre compte des exigences du monde du travail. Après plusieurs stages, une entreprise d'accueil a été trouvée pour un contrat de travail à durée déterminée. Pour cette jeune femme, le chargé d'insertion de l'établissement a dû négocier un abattement de salaire maximum et un aménagement d'horaire.
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Pour les professionnels des établissements spécialisés, la logique du parcours d'insertion avec de multiples stages en entreprise reste une technique bien adaptée aux jeunes en situation de handicap mental. Néanmoins, ils soulignent les difficultés à trouver des stages de courte durée d'où l'importance d'amplifier les efforts de sensibilisation auprès des employeurs, notamment de petites et moyennes entreprises.
Egalement, afin de limiter les échecs, dans tous les stages, quelle que soit leur nature, il est indispensable de bien préparer l'accueil des jeunes et de mettre en œuvre un suivi. Il consiste en des visites régulières en vue d'évaluer, avec le tuteur désigné ou le chef d'entreprise, la progression du stagiaire et de rester vigilant sur ses comportements au sein de la structure d'accueil.
» Autre exemple de parcours à partir de l'IMPro4
Fabienne, 24 ans, célibataire, RQTH catégorie C, avec une orientation professionnelle : emploi protégé en milieu ordinaire - scolarisation en IMPro.
Le premier contact a eu lieu avec le service d'insertion local (voir la définition du service d'insertion dans la rubrique « Où s'adresser).
A titre d'exemple, le parcours d'insertion professionnelle de cette jeune femme s'est déroulé par étapes :
- L'accueil par le service d'insertion local
- L'accompagnement social :
Un Travailleur Social, référent de Fabienne, a élaboré et rédigé avec Fabienne un projet d'accompagnement d'un an. Il s'agit d'un document co-signé par les intervenants. Ce document sert de support aux actions prévues et détermine les modalités d'intervention.
Sont pris en compte différents domaines : santé, habitat, personnel et familial, emploi.
- Le suivi professionnel :
Un Chargé d'insertion est nommé référent pour le parcours d'insertion professionnelle de Fabienne. Ce référent est chargé du suivi concrétisé par des rencontres régulières. Il s'agit également d'un document formalisé. Il comprend plusieurs phases d'actions envisagées sur une période de 3 à 12 mois.
Ainsi, Fabienne a effectué :
un CES de 6 mois en blanchisserie :
- les évaluations mensuelles font apparaître un rythme très lent, des difficultés à travailler en équipe, une fatigabilité et des limites physiques ;
- une EMT (Evaluation en Milieu de Travail, module ANPE) en CAT, de 15 jours ;
- un SIFA (Stage d'Insertion, mesure du Conseil Régional) de 6 mois de nouveau en CAT.
Puis :
- un SIFA de 3 mois en entreprise d'usinage de matériaux durs en microtechnique ;
- un CDD et CIE d'un an, à compter de juillet 2003 dans cette même société. Cette embauche a été effectuée grâce au soutien de l'AGEFIPH.
- un CDI à la suite du CDD, dans cette même entreprise, grâce à un abattement de salaire et une mesure de maintien du suivi en entreprise, assuré par le service d'insertion.
Le parcours d'insertion de Fabienne a duré trois ans. Il a été rendu possible grâce au financement par l'AGEFIPH du suivi en entreprise et le financement de l'accompagnement social par le Conseil Général.
La méthode de travail employée pour tous les parcours d'insertion est basée sur la nomination d'un travailleur social, référent du bénéficiaire, et sur le fait que le bénéficiaire est acteur de son parcours et consulté à chaque étape ou décision.
La durée moyenne d'un parcours d'insertion est de 2 à 3 ans. Pour les personnes en situation de handicap mental, un accompagnement social, en amont et pendant le suivi du parcours d'insertion, est indispensable.
Egalement, l'appui sur le réseau (
CDAPH , ANPE, AGEFIPH, Programme Départemental d'Insertion Professionnelle des Travailleurs Handicapés), sur les établissements de travail protégé et le secteur économique est essentiel.
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